REPREMAF · Réseau pour la Promotion de la Recherche médicale en Afrique · Organisation à but non lucratif
Un réseau qui fait avancer la recherche médicale en Afrique.
Le REPREMAF réunit des médecins, chercheurs et professionnels de santé d'Afrique et de la diaspora. Il forme aux méthodes de la recherche avec REPREMAF Academy, partage l'actualité scientifique et accompagne les projets de ses membres.
Faire avancer la recherche médicale en Afrique, par des chercheurs africains.
REPREMAF réunit médecins, chercheurs, enseignants et professionnels de santé du continent autour d'une conviction : les réponses aux défis de santé de l'Afrique doivent aussi naître en Afrique. Nous formons, accompagnons et relions celles et ceux qui produisent ces réponses.
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Des certifications en ligne, accessibles depuis tout le continent, pour maîtriser les méthodes de la recherche et de l'enseignement médical.
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Un appui méthodologique du protocole à l'analyse, assuré par des praticiens qui connaissent le terrain africain.
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Aider chaque chercheur à transformer ses travaux en articles publiés et en connaissances partagées.
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Un réseau qui relie chercheurs, universités et institutions pour multiplier les collaborations à travers l'Afrique.
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REPREMAF Academy
Se former à la recherche et à la pédagogie médicale
REPREMAF Academy propose 12 parcours de certification, 100 % en ligne, sur les méthodes de la recherche clinique, l'épidémiologie et l'enseignement. Chaque parcours se termine par une évaluation et un certificat.
Sélection rédigée par REPREMAF, mise à jour régulièrement. Chaque article est un résumé original ; le lien mène à la source.
Politiques de santé
Commission du Lancet : 17 menaces pour la santé d'ici 2100, dont l'effondrement de l'aide sanitaire
Présentée au World Health Summit de Berlin, cette analyse prospective (2025-2100, 204 pays et territoires) classe 17 menaces majeures pour la santé mondiale, de l'obésité au climat en passant par l'éducation et les inégalités de revenus. Dans un scénario d'effondrement de l'aide internationale à la santé, l'Afrique subsaharienne supporterait environ 70 % de la charge évitable ; l'éducation des filles et des mères est présentée comme un levier sanitaire majeur. Il s'agit de projections par scénarios, non de prévisions certaines. DOI : 10.1016/S0140-6736(26)01989-6
Vaccins RTS,S et R21 : méta-analyse des essais randomisés chez les enfants africains de moins de 5 ans
Cette revue systématique et méta-analyse de 11 études (27 178 participants) estime l'efficacité de RTS,S à 32 % contre le premier épisode clinique de paludisme (HR 0,68) et celle de R21 à 68 % dans un essai de phase 3 unique. L'incidence poolée d'événements indésirables graves est de 11,2 % pour RTS,S et de 3 % pour R21, sans décès attribuable aux vaccins ; l'hétérogénéité est élevée et les auteurs rappellent la nécessité d'une pharmacovigilance continue. DOI : 10.1186/s12936-026-05954-5
Transmission verticale du VIH en Afrique subsaharienne : quel rôle pour le lénacapavir en PrEP ?
Une modélisation fondée sur les estimations ONUSIDA 2025 attribue, en 2024, 46 % des 98 000 nouvelles infections pédiatriques à l'absence d'accès maternel aux antirétroviraux et 25 % à une infection de la mère pendant la grossesse ou l'allaitement. Selon les scénarios, un déploiement ciblé du lénacapavir dans les districts à forte incidence serait nettement plus coût-efficace qu'un déploiement universel, mais resterait sensible à la rétention et aux coûts de délivrance. Les auteurs insistent sur le fait qu'il complète, sans la remplacer, la prise en charge des femmes vivant avec le VIH. DOI : 10.1002/jia2.70127
KwaZulu-Natal : le recul de l'incidence du VIH s'est interrompu depuis 2019
Une cohorte populationnelle de la zone rurale de l'AHRI (42 662 participants initialement séronégatifs, plus de 182 000 personnes-années, 4 852 nouvelles infections) montre que l'incidence du VIH a baissé de 55 % entre 2010 et 2024-2025. Depuis 2019, la baisse ne se poursuit plus, la virémie détectable remonte et l'incidence reste stable ou augmente chez les 35-54 ans. Les auteurs soulignent que cette cohorte rurale n'est pas représentative de l'ensemble du pays.
Ebola : conseils de santé publique pour déplacés et migrants en camp
L'OMS a publié le 5 octobre des conseils de santé publique destinés aux personnes déplacées, aux réfugiés et aux migrants vivant en camp, dans le contexte de l'épidémie à virus Bundibugyo en RDC. La riposte s'accompagne d'une surveillance renforcée et d'un travail communautaire dans l'est du pays.
Choléra en 2025 : le plus grand nombre de décès notifiés à l'OMS depuis 1999
Le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS indique que 47 pays ont notifié 451 499 cas et 7 870 décès de choléra en 2025, soit le nombre annuel de décès le plus élevé depuis 1999. Sept pays concentrent environ 90 % des cas et des décès. Dans la Région africaine de l'OMS, les cas ont augmenté de 34 % et les décès de 58 % par rapport à 2024.
Ceinture africaine de la méningite : 21 526 cas suspects et 971 décès en 2025
Selon le bilan publié par l'OMS, 24 des 26 pays de la ceinture africaine de la méningite ont notifié 21 526 cas suspects et 971 décès en 2025, soit une létalité de 4,5 %. Parmi les pays ayant transmis des données pour les deux années, le nombre de cas a diminué de 5,9 %. Le même rapport recense 3 847 cas suspects de peste humaine entre 2019 et 2025, principalement en RDC et à Madagascar.
Ouganda : le dépistage néonatal contre la drépanocytose
Près de 20 000 nouveau-nés naissent chaque année avec la maladie. Le pays a généralisé le dépistage à la naissance et débute l'hydroxyurée dès neuf mois dans certains hôpitaux, ce qui réduit crises et transfusions. La thérapie génique reste inaccessible à la plupart des patients.
Ebola Bundibugyo en RDC : plus de 8 200 cas confirmés fin septembre
Selon le rapport hebdomadaire de l'ECDC (semaine 40), la RDC comptait au 30 septembre 8 224 cas confirmés et 3 982 décès liés, répartis dans sept provinces et 63 zones de santé sur 167. L'Ituri concentre le plus grand nombre de cas (6 250), devant le Nord-Kivu (1 570). Ces chiffres de surveillance sont provisoires et susceptibles d'être révisés ; l'Ouganda, avec 20 cas confirmés et 2 décès, est considéré comme sorti de l'épidémie.
Choléra : près de 250 000 cas dans le monde en 2026, la RDC en tête des nouveaux cas
Du 1er janvier au 28 septembre 2026, 249 136 cas et 1 970 décès de choléra ont été rapportés dans le monde, d'après l'ECDC. Depuis le 26 août, la RDC signale 8 505 nouveaux cas et 107 décès, devant l'Angola (748 cas) et le Congo (299 cas). Les données par pays peuvent dater de plusieurs semaines et dépendent des capacités de notification.
La Fondation Gates soutient l'African Diaspora Network
Une subvention de près de 300 000 dollars (septembre 2026) doit valoriser les capacités africaines afin d'attirer partenariats et investissements pour la recherche et le développement en santé mondiale.
Tuberculose : le test poolé divise par deux le nombre de cartouches nécessaires
Une étude diagnostique prospective menée dans sept pays (Bangladesh, Brésil, Cameroun, Kenya, Malawi, Nigeria, Vietnam) auprès de plus de 14 000 personnes symptomatiques a comparé le regroupement de crachats sur une cartouche Xpert MTB/RIF Ultra à un test individuel, avec la culture comme référence. Le poolage a réduit d'environ 51 % les cartouches utilisées et ramené le coût par test d'environ 8 à moins de 4 dollars, au prix d'une sensibilité inférieure de 3,1 points, surtout pour les échantillons très peu chargés en bacilles.
Filovirus : publication des priorités de recherche
Le consortium de recherche sur les filovirus a publié le 21 septembre ses priorités de recherche, dans le contexte de l'épidémie à virus Bundibugyo. L'OMS avait réuni fin juillet son groupe consultatif technique pour classer les vaccins candidats par priorité.
Mpox : Madagascar au centre de la plus grande flambée actuelle
Du 6 juillet au 16 août, 11 pays africains ont enregistré 1 153 cas confirmés, dont 785 à Madagascar, qui cumule 3 436 cas depuis décembre 2025. Les cas hebdomadaires sont stables autour de 200. L'OMS prolonge ses recommandations permanentes jusqu'en août 2027.
Malawi : investir dans le système de santé multiplierait par trois l'impact sur le VIH, la tuberculose et le paludisme
Une étude de modélisation par microsimulation (modèle Thanzi La Onse, projections 2025-2035) estime que renforcer le système de santé seul éviterait 11,4 % des années de vie ajustées sur l'incapacité. Associé à l'extension des programmes VIH, tuberculose et paludisme, l'effet serait environ trois fois supérieur à celui des seuls programmes ciblés. Il s'agit de projections de modèle, dépendantes de ses hypothèses.
La société Teranga Pharma commercialise Drepaf, un générique d'hydroxyurée recommandé par l'OMS, en dosages adulte et enfant. L'Afrique concentre près de 80 % des cas de drépanocytose mais dépendait de médicaments importés. Le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d'Ivoire sont partenaires ; l'ambition est de couvrir l'Afrique subsaharienne d'ici 2030.
L'épidémie reste une urgence de portée internationale
Réuni le 18 août, le Comité d'urgence du RSI a confirmé que l'épidémie de la RDC répond toujours aux critères d'une urgence de santé publique de portée internationale, sans atteindre ceux d'une urgence pandémique. L'OMS annonce un triplement des capacités de traitement, avec 3 000 lits visés en 12 semaines, et plus de 21 000 agents de santé communautaire formés.
L'OMS et l'Africa CDC ont salué l'attribution de doses de vaccin à la RDC. Le vaccin homologué Ervebo vise une autre espèce d'Ebola ; l'OMS a publié le 31 août des orientations sur son usage éventuel lors d'épidémies à Bundibugyo.
Afrique du Sud : le vaccin M72 prépare son arrivée
Actuellement en essai de phase 3 dans cinq pays, ce candidat vaccin a montré une protection contre la tuberculose pulmonaire lors des phases précédentes. Le ministère de la Santé dit avoir préparé un déploiement rapide en cas d'homologation et évoque un levier possible vers l'objectif de 2030. Rien n'est encore approuvé.
Près de 200 000 injections de lénacapavir déjà administrées en Afrique
Présentées à la conférence AIDS 2026, les premières données (Eswatini, Malawi, Mozambique, Kenya) montrent un démarrage rapide, mais la demande dépasse déjà l'offre par endroits. Le programme vise au moins trois millions de personnes d'ici la fin 2028.
Climat et paludisme de l'enfant en Afrique : un effet historique incertain, des contrastes régionaux nets
Cette étude publiée dans Nature combine 50 425 enquêtes de prévalence de Plasmodium falciparum chez des enfants de 2 à 10 ans avec des simulations climatiques couvrant 1901-2100. La prévalence serait maximale autour de 25 °C ; le changement climatique aurait probablement accru le paludisme en Afrique australe et en Afrique de l'Est en altitude, et l'aurait réduit en Afrique de l'Ouest, mais l'effet à l'échelle du continent reste statistiquement incertain. Les auteurs soulignent que les baisses dues aux interventions de lutte sont bien plus importantes que ces effets climatiques.
« Accra Reset » : financer la santé avec les ressources africaines
Lors d'un dialogue à Accra le 20 juillet, l'initiative a été présentée comme un moyen de réduire l'écart entre les engagements pris et les soins reçus. Elle propose un cadre national unifié de financement et une réforme de l'architecture mondiale pour que l'aide complète, au lieu de remplacer, l'investissement domestique.
Paludisme : une dose unique de cabamiquine-pyronaridine, résultats de phase 2a
Dans l'essai CAPTURE 1 (phase 2a, multicentrique, ouvert), 38 adultes et adolescents atteints de paludisme à P. falciparum non compliqué au Gabon et en Ouganda ont reçu une dose orale unique de cabamiquine associée à la pyronaridine. L'association a été globalement bien tolérée, sans événement indésirable grave, avec une efficacité corrigée par PCR supérieure à 90 % au 28e jour dans les deux cohortes. Les auteurs parlent de preuve de concept ; des études chez l'enfant et d'autres populations restent nécessaires.
Africa CDC et OMS lancent un plan continental de riposte
Le plan vise 518 millions de dollars pour la période juin–novembre 2026, avec un principe « un plan, un budget, une équipe ». Il couvre la surveillance, les laboratoires, la prévention des infections, les soins et l'engagement communautaire, et renforce dix pays prioritaires, sans négliger mpox, choléra et rougeole.
Ebola Bundibugyo : consultation d'urgence sur les contre-mesures
Alors que l'épidémie touche la RDC et l'Ouganda, l'OMS réunit le 22 mai des experts pour accélérer la recherche. Pour cette espèce du virus, il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique homologué, seulement des candidats en cours d'évaluation.
Une surveillance génomique du paludisme réalisable dans les laboratoires africains
Des chercheurs décrivent un protocole de séquençage par nanopores, d'environ 5 heures et près de 21 dollars par échantillon, testé sur 1 404 prélèvements de huit pays dont le Nigeria, le Kenya, la Zambie, le Sénégal et le Burkina Faso. Il suit les marqueurs de résistance aux antipaludiques et les délétions hrp2/3 qui menacent les tests rapides, avec une concordance de 98,6 % avec la PCR sur les échantillons éthiopiens testés. Les auteurs soulignent que 50 000 à 100 000 échantillons par an seraient nécessaires pour une surveillance robuste.
Le vaccin RTS,S évite environ un décès d'enfant sur huit
Une évaluation publiée dans The Lancet, menée au Ghana, au Kenya et au Malawi, montre qu'environ 1 décès sur 8 a été évité chez les enfants éligibles sur quatre ans, sans effet négatif sur les autres vaccinations ni sur l'usage des moustiquaires. L'OMS souligne que l'offre suffit mais que le financement manque pour atteindre les objectifs nationaux.
Vaccins antipaludiques : la montée en puissance se heurte à de nouvelles menaces
Vingt-cinq pays africains utilisent désormais ces vaccins et 28,3 millions de doses ont été distribuées en 2025. Au Burkina Faso, les cas ont baissé de 32 % depuis l'introduction. Mais la résistance partielle à l'artémisinine, celle des moustiques aux insecticides et les coupes budgétaires inquiètent les experts, d'autant que le Mozambique et la Namibie signalent des rebonds.
Lénacapavir : le Fonds mondial et les États-Unis élargissent l'accès
L'objectif passe à 3 millions de personnes d'ici 2028 pour cette injection de prévention du VIH, administrée deux fois par an. Les premières livraisons ont concerné neuf pays africains, dont le Kenya, le Nigeria, l'Afrique du Sud, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Des génériques sont attendus dès 2027.
Des variants génétiques africains liés au fer, au paludisme grave et aux bactériémies
Première étude d'association pangénomique sur des marqueurs du fer chez 3 928 enfants du Kenya, d'Ouganda, du Burkina Faso, d'Afrique du Sud et de Gambie, avec réplication chez 2 868 adultes afro-américains. Elle identifie deux locus nouveaux : l'un associé à un risque plus faible de paludisme grave et de bactériémie en Afrique de l'Est, l'autre à un moindre risque de bactériémie à Klebsiella et à staphylocoque doré. Les scores polygéniques d'origine européenne se transposent mal, ce qui compte pour les politiques de supplémentation en fer.
Déclarée le 14 novembre 2025, l'épidémie a été officiellement terminée à la fin de janvier, après 42 jours sans nouveau cas. Le bilan final est de 14 cas dont 9 décès. C'était la première fois que ce virus était identifié dans le pays.
L'Afrique lève l'urgence continentale liée au mpox
L'Africa CDC a mis fin le 23 janvier au statut d'urgence de santé publique de portée continentale décrété en août 2024. Entre début et fin 2025, les cas suspects ont reculé de 40 % et la létalité parmi eux est passée de 2,6 % à 0,6 %. L'agence rappelle que la maladie reste endémique dans plusieurs zones et prépare une feuille de route de transition centrée sur la vaccination.
Nigeria : résistance à la sulfadoxine-pyriméthamine très répandue, pas de mutation validée de résistance à l'artémisinine
Cette étude transversale par séquençage nanopore a génotypé des isolats de P. falciparum issus de quatre États du nord du Nigeria (400 participants inclus, 312 isolats analysés). Le marqueur dhfr-IRNI est présent dans 90 % des isolats, alors qu'aucune mutation k13 validée par l'OMS n'a été détectée et que les combinaisons liées à l'échec du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte sont absentes. Les auteurs signalent des limites : un seul point dans le temps, quatre États seulement et une modélisation exploratoire.
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